Comment reconnaître la douleur chez les animaux?

 

Comment reconnaître la douleur chez les animaux?

Les sites et les PDF référencés ci-dessous fournissent un guide général sur la reconnaissance de la douleur chez les animaux à partir des résultats du rapport du Conseil National de Recherches, Reconnaissance et Soulagement de la Douleur chez les Animaux de Laboratoire (2009).

http://dels.nas.edu/Report/Recognition-Alleviation-Pain/12526

 

Pour une discussion approfondie et pour des informations sur la douleur chez différentes espèces d'animaux cliquez ici:

The National Academies of Sciences - Engineering - Medecine

http://nas-sites.org/animal-pain/how-to-recognize-pain-in-animals/

 

Tout comme les humains, les animaux peuvent ressentir la douleur.  Tous les animaux ont des terminaisons nerveuses appelées nocicepteurs.

 

Un nocicepteur (ou récepteur nociceptif) est un récepteur sensoriel de la douleur qui fait naître un message nerveux lorsqu’il est stimulé, ce message passe d'abord par le bulbe ou la moelle épinière, où se déclenche un réflexe de sauvegarde de l'intégrité physique (réflexe défensif, réflexe court), avant d'être relayé jusqu’au cerveau où il sera interprété (intégration, modulation, habituation).

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nocicepteur

 

Aperçu général

 

Signes comportementaux de la douleur persistante

Des recherches scientifiques récentes ont considérablement amélioré notre compréhension de la douleur chez les animaux. Cependant, il existe encore peu de techniques d'évaluation de la douleur validées scientifiquement.

Par conséquent, dans la plupart des cas, la douleur est évaluée en fonction de l'apparence d'un animal et de son comportement général.

La meilleure pratique actuelle consiste à combiner un examen clinique structuré avec une bonne connaissance de l'apparence et du comportement normal des animaux impliqués.

 

Voici quelques signes à rechercher:

 

Gardiennage : L'animal modifie sa posture pour éviter de déplacer ou de provoquer un contact avec une partie du corps ou pour éviter la manipulation de cette zone.

 

Aspect anormal : Différentes espèces montrent différents changements dans leur apparence externe, mais on peut observer un manque évident de toilettage, un changement de posture et un changement de profil du corps. Dans les espèces capables d'un certain degré d'expression faciale, l'expression normale peut être altérée.

 

Comportement altéré : Le comportement peut être déprimé; les animaux peuvent rester immobiles ou réticents à se tenir debout ou à bouger, même lorsqu'ils sont dérangés. Ils peuvent également présenter une agitation (par exemple, s'allonger et se lever, se déplacer en fonction du poids, tourner ou circuler) ou ont des troubles du sommeil. Les grandes espèces animales peuvent grogner, grincer des dents, agiter  leur queue, écraser ou boucler leurs lèvres (surtout les moutons et les chèvres). Les primates dans la douleur roulent souvent les yeux. Les animaux qui souffrent peuvent également présenter des interactions sociales modifiées avec les autres membres de leur groupe.

 

Vocalisation : Un animal peut vocaliser lorsqu'il est approché ou manipulé ou lorsqu'une zone spécifique du corps est touchée ou palpée. Il peut également vocaliser lors du déplacement pour éviter d'être manipulé.

 

Mutilation : Les animaux peuvent lécher, mordre, gratter, secouer ou frotter une zone douloureuse.

 

Transpiration : Chez les espèces qui transpirent (chevaux), la transpiration excessive est souvent associée à certains types de douleur (coliques, par exemple).

 

Manque d'appétit : Les animaux qui souffrent de douleur cessent souvent de manger et de boire ou réduisent leur consommation, ce qui entraîne une perte de poids rapide.

 

Source :

http://nas-sites.org/animal-pain/how-to-recognize-pain-in-animals/